Glossaire de Colorimétrie

 

U
W
X
Y

 

 

ABNEY (Loi de) Principe expérimental qui est à la base de la colorimétrie théorique, et selon lequel la superposition de n flux lumineux monochromatiques donne un rayonnement monochromatique dont le flux lumineux est égal à la somme des flux lumineux des radiations composantes.

ACHROMATICITÉ État de ce qui est achromatique

ACHROMATIQUE Sans teinte

ACHROMATOPSIE Variété de dischromatopsie consistant en la seule perception des luminances lumineuses, c'est-à-dire des impressions de lumière à l'exclusion de toute impression de couleur.

ADAPTATION 1. Processus de modification des propriétés de l'oeil selon les luminances ou les couleurs des stimuli observés. 2. État final de ce processus.

ANOMALIES DE LA VISION DES COULEURS Altérations relevées dans la perception des couleurs par rapport à celle d'un oeil normal et se rattachant soit à des défauts d'adaptation (héméralopie), soit à une perte partielle ou totale de sensibilité de l'un ou de plusieurs des trois récepteurs qui caractérisent l'oeil de l'observateur de référence colorimétrique considéré comme représentant la vision normale des couleurs (dischromatopsie).

AXE ACHROMATIQUE Axe perpendiculaire au plan du diagramme de chromaticité et passant par le point achromatique spécifié.

AXE CHROMATIQUE L'un des trois axes rectangulaires suivant lesquels sont portés les trois stimuli de référence d'un système trichromatique.

 

 

BATONNETS Eléments réceptifs de la rétine auxquels on attribue le rôle principal dans la perception des stimuli lumineux, lorsque l'oeil est adapté à l'obscurité (Vision scotopique).

BLANC Qualificatif donné aux couleurs de surfaces qui répondent approximativement aux conditions suivantes : 1/ Elles doivent être pratiquement achromatique pour la source choisie, c'est-à-dire qu'il ne leur correspond aucune dominante appréciable 2/ Leur luminance lumineuse Y est toujours assez voisine de 100.

BLANCHEUR Au sens psychosensoriel du terme, impression de couleur éprouvée à l'examen visuel d'une surface réputée blanche. Cette impression est caractérisée, par une amélioration de la sensation de blancheur (liée à la luminance lumineuse) dans le sens bleu de l'axe bleu-jaune du diagramme de chromaticité.

BLANC PARFAIT On désigne ainsi une couleur de surface idéale ayant la propriété de diffuser la totalité du flux lumineux qu'elle reçoit de la source, de façon égale dans toute l'étendue du spectre visible et ce, dans toutes les directions du demi-espace situées du même côté de la surface que cette source.

BRILLANCE Appellation ancienne, encore quelques fois utilisée pour désigner la luminosité d'une surface qui émet un rayonnement lumineux. Eu égard aux confusions possibles entre le terme «brillance» qui évoque la réflexion diffuse et le terme «brillant» qui évoque la réflexion régulière, l'emploi du terme «brillance» est déconseillé.

BRILLANT Propriétés réfléchissantes directionnelles d'une couleur de surface ayant pour effet de faire apparaître des reflets plus ou moins lumineux ou des images plus ou moins nettes, par réflexion sur la surface.

BRILLANT SPECULAIRE Paramètre sans dimension retenu à titre provisoire pour caractériser quantitativement et conventionnellement le brillant d'une couleur de surface et dont la valeur est égale au produit par 1 000 du facteur de réflexion (régulière) de cette surface, les mesures étant effectuées dans des conditions d'éclairage et d'observation spécifiées.

 

 

CARACTERISTIQUES COLORIMETRIQUES Ensemble des critères quantitatifs qui permettent de définir entièrement une réalisation ou un stimulus de couleur à l'aide des conventions CIE et de les reproduire à l'identique au regard de ces mêmes conventions.

CHROMATICITE Caractéristique colorimétrique d'un «stimulus de couleur» (ou d'une réalisation colorée) repérable, soit par les « coordonnées trichromatiques » x et y, soit par l'ensemble de la longueur d'onde dominante (ou complémentaire dans le cas des pourpres) et de la pureté .

CHROMIE Attribut de la sensation visuelle rassemblant la tonalité chromatique et la saturation. La chromie est le correspondant psycho-sensoriel de la chromaticité.

CLARTE Attribut de la sensation visuelle selon lequel un corps paraît transmettre ou réfléchir par diffusion une fraction plus ou moins grande de la lumière incidente. La clarté est le correspondant psychosensoriel de la grandeur photométrique «facteur de luminance lumineuse ».

CLASSIFICATION DES COULEURS Répartition conventionnelle des réalisations colorées d'une collection plus ou moins étendue, en groupes différenciés en fonction des impressions psychosensorielles (de couleurs) développées, dans des conditions d'observation déterminées, par l'ensemble des réalisations associées dans un même groupe. Toute réalisation est alors identifiée, au principal, par le repère de son groupe et, secondairement, par un mode de repérage complémentaire permettant de différencier entre elles, si nécessaire, les réalisations d'un même groupe.

COEFFICIENT DE DISTRIBUTION Éléments différentiels des composantes trichromatiques, spécifiques d'un observateur colorimètrique de référence et d'un illuminant déterminés, égaux au produit par l'intervalle élémentaire des coefficients de normalité correspondants.

COEFFICIENT DE NORMALITE Dans un système trichromatique déterminé, l'une des trois fonctions de la longueur d'onde, spécifique d'un illuminant et d'un observateur de référence colorimétrique déterminé et dont le produit par le facteur de luminance lumineuse d'une couleur de surface constitue les éléments différentiels de l'une des trois composantes trichromatiques de cette couleur de surface, examinée en lumière diffuse dans les conditions spécifiées.

COLORIMETRE Appareil permettant de déterminer les composantes ou les coordonnées trichromatiques d'un stimulus (ou d'une réalisation) de couleur dans des conditions d'éclairage et d'observation strictement définies.

COLORIMETRIE Définition, comparaison et, d'une manière générale, étude des couleurs qui reposent sur les propriétés de l'oeil, et dont les bases sont conventionnelles.

COLORIMÉTRIE THÉORIQUE (PRINCIPES FONDAMENTAUX) Ensemble des principes qui sont à la base de la métrique des couleurs et qui reposent sur les propriétés psychosensorielles de l'oeil quant à la perception des impressions colorées.

COMPLEMENTAIRE Au sens restreint, désigne par contraction de langage, un stimulus de couleur ou un rayonnement susceptible de donner, par mélange en proportion convenable avec un stimulus ou un rayonnement explicité par ailleurs, un stimulus ou un rayonnement achromatique spécifié.

COMPOSANTES TRICHROMATIQUES (d'un stimulus de couleur) Quantité de chacun des trois stimuli de référence (ou primaires) d'un système colorimétrique trichromatique permettant de reconstituer l'équivalent d'un stimulus de couleur donné.

COMPOSANTES TRICHROMATIQUES SPECTRALES Ensemble de trois fonctions de la longueur d'onde qui, dans un système trichromatique donné, définissent les éléments monochromatiques d'un spectre d'égale énergie.

COMPOSITION SPECTRALE (D'UN RAYONNEMENT) Fonction de la longueur d'onde définissant la répartion, en valeur absolue ou relative, du flux énergétique ou lumineux d'un rayonnement .

CONDITIONS D'ÉCLAIRAGE ET D'OBSERVATION (CIE) Ensemble des conditions recommandées par la CIE pour la détermination des caractéristiques colorimétriques des échantillons opaques.

CONES Éléments réceptifs particuliers de la rétine auxquels on attribue le rôle principal de la perception des stimuli lumineux et de couleur lorsque l'oeil est adapté à la lumière (Vision photopique).

COULEUR Au sens psychophysique du terme, caractéristique du rayonnement visible permettant à l'observateur de distinguer des différences entre deux objets identiques dans leur forme, dimensions, et structure, identiquement placés, ces différences étant de même nature que celles que produirait une différence de composition spectrale du rayonnement intervenant dans l'observation.

COULEUR ACHROMATIQUE Au sens psycho-sensoriel du terme, couleur perçue dépourvue de tonalité chromatique. Au sens psycho-physique du terme, couleur psycho-physique de pureté nulle.

COULEUR CHROMATIQUE Au sens psycho-sensoriel du terme, couleur perçue possédant une tonalité chromatique. Au sens psycho-physique du terme, couleur dont la pureté n'est pas nulle et possédant, par conséquent, une longueur d'onde dominante (ou complémentaire dans le cas des pourpres).

COULEUR COMPLEMENTAIRE Un stimulus de couleur est dit complémentaire d'un autre lorsque le mélange de ces stimuli , en proportion convenable, donne un stimulus achromatique spécifié.

COULEUR DE SURFACE Couleur perçue rapportée à la surface d'un objet, que cet objet paraisse ou non lumineux par lui-même.

COULEURS FINES Appellation commune donnée aux produits pigmentés fabriqués spécialement pour les besoins artistiques (arts graphiques et plastiques).

COULEURS PURES Dans la classification des couleurs d'Ostwald, les couleurs pures sont conventionnellement obtenues à partir de la source C à l'aide de filtres comportant une bande centrale ou parfaitement transparente ou parfaitement absorbante limitée par deux longueurs d'onde complémentaires, les bandes marginales étant corrélativement ou totalement absorbantes ou parfaitement transparentes.

COULEUR RABATTUE Couleur faiblement saturée.

COULEURS SPECTRALES Couleurs correspondant chacune à une radiation monochromatique particulière.

COURBE DE REPARTITION SPECTRALE Courbe représentant la variation de la densité spectrale d'une grandeur X en fonction de la longueur d'onde.

 

 

 

 

DENSITE OPTIQUE La densité optique par transmission, plus couramment désignée densité optique, par opposition à la densité optique par réflexion, est égale au logarithme décimal de l'inverse du facteur de transmission (symbole D). La densité optique par réflexion est définie de la même façon à partir du facteur de réflexion

DENSITOMETRE Photomètre pour la mesure des densités optiques.

DENSITOMETRIE Action de mesurer les densités optiques à l'aide d'un densitomètre.

DEUTERANOMAL Sujet atteint de deutéranomalie.

DEUTERANOMALIE Variété de trichromatisme anormal caractérisée essentiellement par une diminution importante de la sensibilité de l'oeil au vert.

DEUTERANOPE Sujet atteint de deutéranopie.

DEUTERANOPIE Variété de dichromatisme caractérisée par la perception d'un point neutre unique dans le spectre visible, au voisinage de 496 nm (dans le cas de l'illuminant C).

DIAGRAMME DE CHROMATICITE Diagramme plan montrant les résultats des mélanges de stimuli de couleur, les chromaticités étant représentées chacune par un point, couramment appelé point de couleur, défini par ses coordonnées trichromatiques.

DIAGRAMME DE CHROMATICITE UNIFORME Diagramme de chromaticité dans lequel les échelles de coordonnées sont choisies de façon que des intervalles égaux représentent aussi étroitement que possible, dans toutes les parties du diagramme, des échelons de discrimination égaux pour des couleurs de même luminance lumineuse.

DICHROIQUE Qualifie une surface de couleur qui présente le phénomène de dichroïsme.

DICHROISME Propriété présentée par certaines surfaces de couleur qui paraissent de couleurs différentes suivant les conditions d'observation.

DICHROMATES Sujets atteints de dichromatisme.

DICHROMATISME Variété de dischromatopsie caractérisée par le fait que le sujet ne peut percevoir dans le spectre visible que deux tonalités qu'il qualifie jaune et bleue - les autres tonalités ne lui paraissant présenter, par rapport aux précédentes, que des différences de luminosité et/ou de saturation.

DIFFERENCE DE COULEUR Au sens physiologique du terme, caractérise la non identité des impressions (colorées) éprouvées par l'oeil dans la comparaison de plusieurs réalisations colorées (ou de plusieurs stimuli de couleur). Au sens psychophysique du terme, appellation impropre des «écarts de couleur», seule désignation correcte. Le vocable «différence» implique d'après les définitions normalisées une valeur algébrique, positive ou négative, alors qu'en colorimétrie le résultat de la comparaison de deux couleurs se traduit par une expression mathématique essentiellement positive, qui correspond à la définition normalisée de l'écart.

DIFFUSEUR PARFAIT Diffuseur orthotrope idéal dont le facteur de réflexion est égal à 1.

DIFFUSION Changement de la répartition spatiale d'un faisceau de rayonnement qui est dévié dans de multiples directions par une surface ou par un milieu, dénommés «diffuseur».

DIFFUSION ORTHOTROPE Diffusion idéale dans laquelle la répartition spatiale du rayonnement diffusé est telle que la luminance lumineuse soit la même dans toutes les directions.

DISCHROMATOPSIE Anomalie de la vision des couleurs, caractérisée par un écart sensible entre les composantes trichromatiques spectrales d'un individu et celles de l'observateur de référence colorimétrique, considéré comme représentant la vision normale des couleurs.

DISPERSION 1. Phénomène consistant en une variation de la vitesse de propagation d'un rayonnement en fonction de sa fréquence et qui peut provoquer une séparation des composantes monochromatiques d'un rayonnement complexe. 2. Propriété d'un système optique ou d'un milieu donnant lieu à ce phénomène. 3. Grandeur caractérisant cette propriété.

DISTORTION COLORIMETRIQUE Changement de la chromaticité et du facteur de luminance lumineuse d'une couleur de surface dû au changement de l'illuminant .

DOMINANTE Appellation contractée, consacrée par l'usage, de la longueur d'onde dominante ou encore de la radiation de longueur d'onde dominante.

 

 

 

ECARTS COLORIMETRIQUES Valeurs essentiellement positives prises par une fonction définie des composantes trichromatiques de deux réalisations colorées très voisines, cette fonction étant telle que les valeurs obtenues soient sensiblement proportionnelles aux différences perçues par l'oeil entre les deux réalisations .

EPROUVETTE COLORIMETRIQUE Réalisation colorée préparée spécialement pour permettre la détermination des caractéristiques colorimétriques par transmission ou par réflexion, selon le cas.

ESPACE CHROMATIQUE Représentation spatiale de la multiplicité tridimensionnelle des couleurs.

ESPACE CHROMATIQUE UNIFORME Espace chromatique dans lequel la distance entre deux points de couleur quelconque est censée représenter une mesure de la différence perçue entre ces deux couleurs.

ESPACE COLORIMETRIQUE Autre appellation d'un espace chromatique constitué par l'ensemble des points de couleur d'un système trichromatique rapporté à 3 axes de coordonnées ou, plus généralemenl d'un système de représentation de couleurs défini par trois caractéristiques colorimétrique: indépendantes qui sont des fonctions biunivoques des composantes de ce système trichro matique.

ETALON BLANC DE REFERENCE Matérialisation conventionnelle du « Blanc parfait» ou, plus précisément, d'un diffuseur par réflexion, orthotrope et non sélectif.

ETALON BLANC DE REFERENCE EN REFLEXION SPECULAIRE Étalon constitué par un verre de Carrare, qui renvoie, par réflexion spéculaire, la totalité de la fraction du rayonnement incident non absorbé.

ETALONS DE COULEUR Éprouvettes colorimétriques réalisées spécialement pour servir de «témoins» dans les opérations de contrôle des caractéristiques colorimétriques.

 

 

 

FACTEUR D'ABSORPTION Rapport du flux lumineux absobé au flux lumineux incident.

FACTEUR DE REFLEXION Rapport du flux lumineux réfléchi au flux lumineux incident.

FACTEUR DE TRANSMISSION Dans le cas d'une surface non parfaitement opaque, Rapport du flux lumineux transmis au flux lumineux incident.

FACTEUR DE VIVACITE Fonction de l'indice de vivacité, permettant de caractériser conventionnellement par un nombre sans dimension l'écart entre une couleur donnée et la couleur optimale de chromaticité.

FLUORESCENCE Photoluminescence qui cesse un temps très court après l'excitation.

FLUX CHROMATIQUE Ancienne appellation des stimuli de couleur définis par les composantes trichromatiques.

FLUX ENERGETIQUE Puissance émise, transportée ou reçue sous forme de rayonnement.

FLUX LUMINEUX Grandeur dérivée du flux énergétique par l'évaluation du rayonnement d'après son action sur un recepteur sélectif dont la sensibilité spectrale est définie par une fonction normalisée des efficacités lumineuses relatives spectrales.

FOVEA Partie centrale de la tache jaune qui ne contient presque uniquement des cônes et est le siège de la vision la plus distincte.

 

 

 

GRASSMANN (Lois de) Lois formulées par Grassmann en 1853 et d'après lesquelles les principes d'additivité, d'associativité, de multiplicativité et de transitivité applicables aux égalités algébriques le sont également aux identités colorimétriques, c'est-à-dire aux flux lumineux (et aux grandeurs qui en dérivent).

GRIS Au sens absolu du terme, qualification donnée aux couleurs de surface qui répondent aux deux conditions suivantes :

  1. Leurs courbes de répartition spectrale lumineuse sont pratiquement des droites horizontales;
  2. L'indice de luminance lumineuse est compris entre 5 et 70.

Par extension, une couleur de surface est réputée « grise » par rapport à un illuminant déterminé lorsqu'elle provoque sous cet illuminant une sensation achromatiquequi n'est ni celle d'un blanc, ni celle d'un «noir».

 

 

 

 

HEMERALOPE Sujet atteint de ou exposé à l'héméralopie.

HEMERALOPIEAnomalie de la vision consistant en une forte insuffisance ou en l'absence d'adaptation à l'obscurité.

HETEROCHROMES Stimuli de couleur qui, agissant simultanément sur l'oeil de l'observateur de référence colorimétrique CIE et vus sous forme de champs contigus, donnent naissance à des sensations colorées différentes.

HOMOCHROMES Sont appelées homochromes par réflexion ou par transmission, des réalisations de couleur qui, agissant successivement sur l'oeil de l'observateur de référence CIE et éclairées à l'aide de l'une des sources CIE désignée, donnent naissance à des impressions colorées identiques.

HOMOCHROMES Sont appelés homochromes des stimuli de couleur qui, agissant simultanément sur l'oeil
de l'observateur de référence colorimétrique CIE et vus sous forme de champs contigus, produisent des sensations colorées identiques.

 

 

 

IDENTITE COLORIMETRIQUE Une identité colorimétrique exprime conventionnellement l'identité de deux stimuli de couleurs.

ILLUMINANTS Rayonnements conventionnels de répartitions spectrales relative d'énergie définies dans le domaine des longueurs d'onde capables d'influencer la vision de la couleur des objets.

INDICE DE LUMINANCE LUMINEUSE Y Autre appellation de la composante trichromatique Y d'un stimulus de couleur, rapportée comme cette dernière à la valeur 100 conventionnellement affectée à l'indice de luminance lumineuse de l'illuminant choisi.

INDICE DE VIVACITE Nombre sans dimension, variable de 0 à 10, égal au produit par 10 du rapport de l'indice de luminance lumineuse Y d'une réalisation colorée à la valeur de l'indice de luminance lumineuse de la couleur optimale de même chromaticité.

INDICE D'OBSCURCISSEMENT Fonction logarithmique décroissante de l'indice de vivacité, variable de 0 à 10.

INFRAROUGE Rayonnement dont les longueurs d'onde des composantes monochromatiques sont supérieures à celles du rayonnement visible et inférieures à environ 1 nm.

IRISATION Variété d'altération non uniforme de la couleur caractérisée par l'apparition de reflets rappelant les couleurs de l'arc en ciel.

ISOCHROMATIQUES Se dit de rayonnements ou de réalisations colorées qui ont même chromaticité. Des stimuli (ou des réalisations colorées) isochromatiques sont nécessairement isotones, car l'identité de leur chromaticité implique qu'elles aient la même longueur d'onde dominante. Elles ont, au surplus, même pureté.

ISOCHROME S'emploie quelquefois aux lieu et place d'isochromatique qui est le seul vocable correct : le terme isochrome - qui pourrait prêter à confusion avec le terme homochrome - n'est pas admis dans la terminologie française.

ISOSATURATION Courbe tracée dans le plan du diagramme de chromaticité, lieu des points de couleur qui correspondent à des rayonnements hétérochromes pour lesquels l'oeil éprouve la même impression de saturation au sens psychosensoriel du terme.

ISOTONES Caractérise des stimuli ou des réalisations de couleur qui ont même longueur d'onde dominante.

 

 

 

JAUNISSEMENT Variété d'altération de la couleur caractérisée par un rapprochement du point de couleur vers la zone de représentation des jaunes sur le lieu spectral.

 

 

 

 

 

 

LIEU ACHROMATIQUE Région d'un diagramme de chromaticité qui englobe toutes les couleurs qui peuvent être considérées comme blanches dans les conditions d'observation données.

LIEU SPECTRALCourbe, lieu des points de couleur des radiations monochromatiques ou stimuli spectraux, dans un diagramme de chromaticité. Par extension, surface lieu des points de couleur des stimuli spectraux dans un espace chromatique. Le « lieu spectral » est encore appelé « Spectrum locus ».

LIGNE DES POURPRES Ligne joignant les extrémités «rouge» et «violet» du lieu spectral, dans un diagramme de chromaticité.

LONGUEUR D'ONDE Distance, dans la direction de la propagation d'une onde périodique, entre deux points successifs de même phase.

LONGUEUR D'ONDE DOMINANTE Longueur d'onde du stimulus monochromatique qui, mélangé en proportion convenable à un stimulus achromatique spécifié, permet de reconstituer un stimulus de couleur donné, (sous réserve qu'il ne s'agisse pas d'un pourpre).

LUMIERE 1. Attribut de toutes les perceptions ou sensations qui sont particulières à l'origine de la vision et se produisent par son intermédiaire. 2. Rayonnement considéré du point de vue de sa capacité d'exciter l'organe de la vision.

LUMINESCENCE Phénomène d'émission, par la matière, d'un rayonnement électromagnétique dont l'intensité, pour certaines longueurs d'onde ou certains domaines spectraux, est plus forte que celle du rayonnement thermique de cette matière à la même température.

LUMINOSITE Attribut de la sensation visuelle selon lequel une surface éclairée par une source lumineuse déterminée parait émettre plus ou moins de lumière.

LUSTRE Appellation quelquefois donnée à une détermination particulière du brillant spéculaire, correspondant à un éclairage de la surface de couleur en lumière rasante.

 

 

 

 

MACULA LUTEA Appellation savante de la tache jaune de l'oeil .

MATER Diminuer le brillant.

MATITE Impression physiologique produite par une surface de couleur éclairée en lumière blanche, lorsque le flux lumineux réfléchi spéculairement est sensiblement moins important le flux lumineux diffusé.

MELANGE ADDITIF DE SITMULI DE COULEURS Mélange de stimuli de couleurs agissant de façon telle qu'ils pénètrent dans l'oeil simultanément ou en succession rapide et tombent sur la même portion de la rétine ou sur parties très voisines en formant une mosaïque assez fine pour qu'elle ne puisse être résolue.

MELANGE DE COULEURS Au sens propre, résultat obtenu par la superposition de stimuli de couleurs ou de flux lumineux de compositions spectrales différentes. Au sens large, appellation improprement donnée au résultat obtenu en mélangeant de façon parfaitement homogène soit des pigments, soit des peintures (ou des pâtes) de couleurs.

METAMERES Se dit de rayonnement lumineux ou de réalisations colorées homochromes, dans des conditions d'éclairage et d'observation spécifiées, bien que de compositions spectrales différentes.

METAMERISME Propriété qui affecte deux ou plusieurs réalisations colorées métamères.

MOIRURES Variété d'altération de la couleur affectant la matité (') d'une surface (") de couleur par plages sinueuses et lui donnant un aspect chatoyant.

MONOCHROMATIQUE Se dit d'un rayonnement lumineux qui ne comporte que des radiations d'une même longueur d'onde.

 

 

 

NOIR Qualificatif donné aux couleurs de surface qui répondent approximativement aux conditions suivantes :

  1. Elles doivent être pratiquement achromatiques pour la source conventionnellement choisie, c'est-à-dire qu'il ne leur correspond aucune dominante appréciable.
  2. Leur luminance lumineuse Y est toujours assez voisine de zéro.

NOIRCISSEMENT Variété d'altération de couleur caractérisée par une diminution de la luminance lumineuse Y conjuguée éventuellement avec un déplacement du point de couleur vers le point achromatique.

 

 

 

 

OBSERVATEURS DE REFERENCE COLORIMETRIQUE Récepteurs de rayonnement associés à un système trichromatique déterminé et dont les caractéristiques colorimétriques sont définies par les composantes trichromatiques spectrales de ce système . La CIE a défini deux observateurs de référence colorimétrique : le premier, en 1931, se rapporte au système trichromatique X, Y, Z, dit CIE 1931. Le second, en 1964, concerne le système trichromatique supplémentaire X10, Y10, Z10, de même date : il est appelé, de ce fait « observateur supplémentaire de référence colorimétrique CIE 1964».

OPACITE Aptitude, d'un matériau à s'opposer à la transmission d'un flux lumineux. Elle est exprimée pour une épaisseur donnée, par la valeur du facteur de transmission.

OPALESCENCE Propriété d'un corps translucide présentant des reflets chromatiques variables selon l'angle d'observation.

OPAQUE Qualifie un matériau présentant, sous une épaisseur donnée, une opacité totale.

 

 

 

PERCEPTION VISUELLE Les perceptions visuelles contribuent à la formation des représentations que nous nous faisons de l'existence, de la forme et de la situation des objets. La couleur est une manifestation particulière de la perception visuelle qui permet de différencier des objets au demeurant identiques (forme, dimensions, structure, présentation, conditions d'éclairage et d'observation) - les différences perçues étant alors de même nature que celles que produiraient des conditions d'éclairage différentes issues de rayonnements de compositions spectrales non identiques.

PHOSPHORESCENCE Photoluminescence qui persiste un temps appréciable après l'excitation .

PHOTOLUMINESCENCE Luminescence provoquée par un rayonnement électromagnétique.

POINT ACHROMATIQUE Dans un système trichromatique de référence donné, point de couleur du stimulus achromatique spécifié.

POINT DE COULEUR Dans un système trichromatique de référence donné, point représentatif d'un stimulus de couleur défini, soit par ses composantes trichromatiques, soit par ses coordonnées trichromatiques (alors complétées par l'une des composantes trichromatiques). Les coordonnées du point de couleur sont alors, et selon le cas, constituées par les composantes trichromatiques ou par deux des coordonnées trichromatiques complétées par la composante trichromatique choisie.

POINT NEUTRE Point (s) du lieu spectral correspondant aux régions du spectre visible qui paraissent incolores aux dichromates et dont la position dépend du stimulus achromatique choisi dans le système trichromatique de référence.

POURPRES Couleurs non spectrales qui ne peuvent être obtenues que par mélange du rouge spectral extrême ( 760 nm) et du violet spectral extrême (400 nm).

POURPRES NON SATURES Appellation donnée aux pourpres (complexes) provenant du mélange d'un blanc et d'un pourpre (pur), pour les distinguer des pourpres (purs) proprement dits, encore appelés « saturés ».

POURPRES SATURES Autre appellation donnée aux «pourpres» proprement dits, ou «pourpres purs», pour les distinguer des pourpres non saturés.

POUVOIR COLORANT Aptitude d'une substance à communiquer à une autre substance ou à un mélange de substances, une couleur voisine de sa couleur propre.

PROTANOPE Sujet atteint de protanopie.

PROTANOPIE Variété de dichromatisme caractérisée par la perception d'un point neutre unique dans le spectre visible, au voisinage de 492 nm. (dans le cas de l'illuminant C).

PUPILLE Ouverture variable dans l'iris, par laquelle le rayonnement qui produit l'image rétinienne pénètre dans l'oeil.

PURETE COLORIMETRIQUE Rapport, à la luminance lumineuse Y d'un stimulus de couleur donné, de la luminance lumineuse Y(L) de la radiation dominante de longueur d'onde L qui permet de reproduire le stimulus donné, par un mélange convenable avec le stimulus achromatique spécifié.

PURETE D'EXCITATION Dans un système trichromatique donné rapporté au point achromatique spécifié A, rapport des rayons vecteurs issus de A et ayany respectivement pour extrémités les points de couleur du stimulus donné de la radiation dominante correspondante (L).

 

 

 

 

 

 

 

 

RADIATION MONOCHROMATIQUE Rayonnement caractérisé par une seule fréquence. Par extension, rayonnement s'étendant sur un très petit domaine de fréquences ou de longueurs d'onde et pouvant être caractérisé par l'indication d'une seule fréquence ou d'une seule longueur d'onde.

RAYONNEMENT Émission ou transport d'énergie sous forme d'ondes électromagnétiques ou de particules, ou encore ces ondes magnétiques, électromagnétiques ou ces particules.

RAYONNEMENT COMPLEXE Rayonnement constitué de plusieurs radiations monochromatiques.

RAYONNEMENT VISIBLE Rayonnement susceptible de produire directement une sensation visuelle.

RAYONS ISOTONES Dans un diagramme de chromaticité, rayon issu du point achromatique spécifié sur lequel sont alignés tous les points de couleur des stimuli de même dominante.

REALISATION COLOREE Toute reproduction d'une couleur déterminée c'est à dire dont le facteur spectral de luminance lumineuse ou de transmission varie avec la longueur d'onde dans le domaine du spectre visible.

RECEPTEUR DE RAYONNEMENT Instrument dans lequel le rayonnement lumineux reçu produit un phénomène physique mesurable.

REFLECTIVITE Facteur de réflexion d'une couche matérielle d'épaisseur telle que ce facteur ne change pas lorsqu'on augmente cette épaisseur.

REFLEXION DIFFUSE Diffusion dans laquelle, à l'échelle macroscopique, la réflexion régulière ne se manifeste pas.

RÉPARTITION ÉNERGÉTIQUE (OU LUMINEUSE) SPECTRALE (FONCTION DE - OU COURBE DE -) Fonction de la longueur d'onde L donnant la densité spectrale d'un flux énergétique ou lumineux dans l'étendue du spectre visible.

RÉPARTITION SPECTRALE RELATIVE D'ÉNERGIE (D'UN RAYONNEMENT) Représentation des qualités spectrales d'un rayonnement (par exemple, description d'un illuminant par la répartition spectrale relative d'une grandeur énergétique quelconque de ce rayonnement (par exemple : flux énergétique, intensité énergétique etc.).

RETINE Membrane du fond de l'oeil sensible aux stimuli lumineux, composée de photorécepteurs proprement dits (cônes et bâtonnets) et de cellules nerveuses, lesquelles transmettent au nerf optique l'excitation des éléments réceptifs.

 

 

 

SATURATION Attribut de la sensation visuelle permettant d'estimer la proportion de couleur chromatiquement pure contenue dans la sensation totale.

SATURATION (INDICES DE) Nombres sans dimension, entiers ou décimaux, dont la suite croissante à partir de 0 (au point achromatique spécifié) identifie les courbes d'isosaturation d'une famille principale de 16 courbes et celles de familles dites "sous-multiples". Les familles de courbes d'isosaturation sont définies de telle sorte que les indices de saturation qui les identifient peuvent constituer une mesure conventionnelle de la saturation, au sens psychosensoriel du terme.

SATURE Qualificatif d'une couleur de surface qui implique une forte intensité chromatique dans la sensation globale.

SATURER Modifier une couleur pour en augmenter la saturation.

SENSATION Notion analytiquement irréductible que l'on abstrait du contenu mental d'une impression sensible.

SEUIL DIFFERENTIELPlus petite différence de couleur perceptible à l'oeil.

SOLIDE DES COULEURS Partie de l'espace colorimétrique occupée par l'ensemble des points représentatifs (point de couleur) des couleurs de surface.

SOURCE Surface ou objet d'où provient un rayonnement lumineux.

SOURCE EQUIENERGETIQUE Source conventionnellement définie par la condition que sa répartition spectrale relative d'énergie soit égale à l'unité dans toute l'étendue du spectre visible et nulle en dehors.

SOURCES NORMALISEES Sources artificielles spécifiées et recommandées par la CIE pour matérialiser les illuminants normalisés.
Trois sources normalisées ont été définies par la CIE pour la matérialisation des illuminants A, B et C; aucune source n'a encore été recommandée pour la représentation de l'illuminant D.

  1. Source normalisée A : Elle est constituée par une lampe à filament de tungstène à atmosphère gazeuse, fonctionnant à une température de couleur proximale de 2 855,6 °K.
  2. Source normalisée B : Elle est obtenue en combinant la source A avec un filtre liquide constitué par deux couches, de 1 cm d'épaisseur chacune, de deux solutions B1 et B2, contenues dans une cuve à deux compartiments réalisés en verre optique non colorié. La température de couleur proximale de la source B est de 4 874 °K.
  3. Source normalisée C : Elle est obtenue en combinant la source A avec un filtre liquide constitué par deux couches de 1cm d'épaisseur chacune, de deux solutions C1 et C2, contenues dans une cuve à deux compartiments réalisés en verre optique non coloré. Cette source correspond à une température de couleur proximale de 6 774 °K.

SOURCE PONCTUELLE Source de rayonnement dont les dimensions sont assez petites par rapport à sa distance au récepteur pour pouvoir être négligées dans les calculs.

SPECTRAL Adjectif qualifiant une grandeur variable en fonction de la longueur d'onde L (ou de la fréquence ou du nombre d'ondes).

SPECTRE D'EGALE ENERGIE Spectre d'un rayonnement particulier dont la densité spectrale d'énergie en fonction de la longueur d'onde est constante dans tout le domaine du spectre visible.

SPECTRE VISIBLE Ensemble des radiations monochromatiques constitutives des rayonnements visibles.

SPECTROCOLORIMETRE Colorimètre dans lequel les radiations spectrales de référence sont délivrées par un monochromateur à prismes ou à réseau. Les spectrocolorimètres fournissent soit les éléments nécessaires au calcul des composantes trichromatiques, c'est-à-dire les valeurs du facteur spectral de luminance (ou de transmission) lumineuse - soit directement les valeurs de ces composantes trichromatiques.

SPECTROPHOTOMETRE Instrument pour la mesure du rapport de deux grandeurs énergétiques spectrales. On donne quelquefois, improprement, le nom de «spectrophotomètre» à des spectrocolorimètres qui ne délivrent que les valeurs du facteur spectral de luminance (ou de transmission) lumineuse (encore appelée réflectance lumineuse spectrale).

SPECTRUM LOCUS Autre appellation du lieu spectral.

SPHÈRE D'ULBRICHT Sphère dont la surface intérieure est recouverte d'une peinture diffusante aussi peu sélective que possible et pourvue d'une fenêtre d'observation où se place un photomètre visuel ou physique ; un écran intérieur protège cette fenêtre du rayonnement direct de la source. Le diamètre de la sphère peut être quelconque, mais, selon les recommandations de la CIE (1969) «la surface totale des ouvertures ne doit pas dépasser 10 % de la surface réfléchissante interne ».

SPHÈRE INTÉGRANTE Autre appellation d'une sphère d'Ulbricht.

STIMULUS DE COULEUR Rayonnement, physiquement défini, qui pénètre dans l'oeil et produit une sensation de couleur.

STIMULUS DE RÉFÉRENCE L'un des trois stimuli de couleur linéairement indépendants, monochromatiques ou complexes et dont chacun constitue l'unité de mesure des trois composantes trichromatiques du stimulus de couleur relatif d'un rayonnement quelconque dans le système trichromatique défini par ces stimuli de référence.

STIMULUS LUMINEUX Rayonnement physiquement défini qui pénètre dans l'oeil et produit une sensation de lumière.

SURFACE DE COULEUR Couleur de surface, par convention non transparente et, par suite, entièrement caractérisée par ses facteurs spectraux de luminance lumineuse, de réflexion régulière et par sa finition superficielle.

SYSTÈMES TRICHROMATIQUES Tout système de spécification et de représentation des couleurs fondé sur le principe de la trivariance visuelle.

SYSTÈME TRICHROMATIQUE XYZ (dit CIE 1931) Système trichromatique dérivé du système cardinal RGB 1931 par une transformation colorimétrique linéaire (relativement aux composantes trichromatiques). La définition du système résulte de celles des observateurs de référence colorimétrique CIE 1931 et de référence photomètrique (CIE 1924).

SYSTÈME TRICHROMATIQUE SUPPLÉMENTAIRE X10, Y10, Z10 (DIT CIE 1964) Système trichromatique dérivé du système cardinal R, G, B (dit CIE 1964) par une transformation colorimétrique linéaire. La définition du système résulte de celles de l'observateur de référence photométrique CIE 1964 et de l'observateur de référence colorimétrique CIE 1964.

 

 

 

TACHE JAUNE Partie centrale de la rétine, pigmentée en jaune.

TEINTE Voir Tonalité Chromatique..

TOLERANCES COLORIMETRIQUES Valeurs maximales des écarts colorimétriques admis pour la reproduction d'une réalisation colorée définie par ses caractéristiques colorimétriques nominales.

TON Autre appellation de la tonalité.

TONALITE CHROMATIQUE Attribut de la sensation visuelle qui a suscité des dénominations de couleurs telles que : bleu, vert, jaune, rouge, pourpre, etc.

TONALITE (Indices de) Nombres sans dimension, entiers ou décimaux, identifiant les rayons isotones de faisceaux angulaires issus du point achromatique spécifié. Ces faisceaux sont répartis en un faisceau principal de 24 rayons dans tout l'horizon spectral et en faisceaux dits «sous-multiples» correspondant à des fractionnements décimaux des secteurs angulaires du faisceau principal. Ces fractionnements sont tels qu'entre deux secteurs voisins d'un même faisceau, l'oeil éprouve une même impression de variation de la tonalité, en principe indépendante de la saturation. Les indices de tonalité sont, de ce fait, utilisables pour une mesure conventionnelle des écarts de tonalité.

TRANSFORMATIONS COLORIMETRIQUES Correspondance biunivoque entre deux espaces colorimétriques, en général trichromatiques. Par extension, ensemble des relations mathématiques établissant une telle correspondance, ou, plus précisément, expressions algébriques, dans un système trichromatique nouveau, des composantes (ou des coordonnées trichromatiques d'un stimulus de couleur défini dans un système trichromatique dit initial, en fonction des composantes (ou des coordonnées trichromatiques, dans ce système initial, des stimuli de référence du système trichromatique nouveau et du stimulus de couleur considéré.

TRIANGLE DES POURPRES Triangle défini dans le diagramme de chromaticité par le point achromatique spécifié et les points de couleur des extrémités du lieu spectral, c'est-à-dire du violet spectral extrême (400 nm) et du rouge spectral extrême (760 nm).

TRITANOPES Sujets atteints de tritanopie.

TRITANOPIE Variété de dichromatisme caractérisée par la perception de deux points neutres dans le spectre visible.

TRIVARIANCE VISUELLE REDUITE (Principe de) Principe selon lequel un rayonnement de couleur quelconque mais réel, c'est-à-dire issu de sources réelles, peut être reproduit visuellement à l'identique, dans des conditions d'observation déterminées, par le mélange algébrique, en proportions définies de manière unique, des flux lumineux de trois rayonnements de couleur réels qui peuvent être arbitrairement choisis, sous la seule réserve qu'aucun d'eux ne puisse être reproduit par un mélange approprié des deux autres.

 

 

 

VALEUR RÉFLECTOMÈTRIQUE Pour un rayonnement incident de composition spectrale et de répartition géométrique données, rapport du flux réfléchi (énergétique ou lumineux) à l'intérieur d'un cône donné au flux réfléchi dans le même cône par un diffuseur parfait par réflexion, éclairé dans les mêmes conditions.

VISION Distinction de différences dans le monde extérieur, par les impressions sensorielles dues au rayonnement que l'oeil perçoit.

VISION MESOPIQUE Vision dans des conditions intermédiaires entre celles des visions photopique et scotopique.

VISION PHOTOPIQUE Vision de l'oeil normal lorsqu'il est adapté à des niveaux de luminance lumineuse d'au moins plusieurs candélas par mètre carré.

VISION SCOTOPIQUE Vison de l'oeil normal lorsqu'il est adapté à des niveaux de luminance lumineuse inférieure à quelques centièmes de candela par mètre carré.

VOILE Variété d'altération du brillant spéculaire caractérisée par la présence de plages diffusantes à la surface du matériau.